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Mémoriser la culture générale

Quiz symboles chimiques : 25 questions et leurs pièges

Par Alan Chevereau · Mis à jour le

L'essentiel à retenir

Les symboles qui piègent viennent presque tous d'un nom latin : Ag (argentum), Au (aurum), Hg (hydrargyrum), Pb (plumbum), K (kalium), Na (natrium), Fe (ferrum), Cu (cuprum), Sn (stannum). La règle a été posée par le chimiste suédois Berzelius en 1814. Une seule exception célèbre vient de l'allemand : W pour wolfram, le tungstène.

Au moment d'écrire le symbole de l'argent, le réflexe est de noter « Ar », qui est en réalité celui de l'argon. Pour le potassium, « P » vient spontanément, alors qu'il désigne le phosphore. Le quiz symboles chimiques est l'un des plus traîtres de la culture générale, parce que l'intuition française y conduit droit à l'erreur.

La bonne nouvelle, c'est que ces pièges ne sont pas aléatoires. Ils obéissent à une logique unique, fixée au début du XIXe siècle, et une poignée de mots latins suffit à les désamorcer. Cette page vous propose un quiz de 25 questions corrigées, centré sur les symboles qui trompent, puis l'explication de chaque piège et une méthode pour ne plus les oublier.

Chaque question renvoie à la fiche du site qui détaille l'élément concerné. Vous pouvez donc faire le test d'abord, puis réviser uniquement ce que vous avez manqué.

Un symbole retenu aujourd'hui s'efface en quelques jours s'il n'est jamais revu. L'app vous le repropose au bon moment, en répétition espacée, 15 min par jour.

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Pourquoi certains symboles ne ressemblent-ils pas au nom français ?

Les symboles qui ne viennent pas du français

Ag, argentargentum (latin)
Au, oraurum (latin)
Hg, mercurehydrargyrum, du grec « argent liquide »
Pb, plombplumbum (latin)
K, potassiumkalium, de la plante kali
Na, sodiumnatrium, de natron
Fe, ferferrum (latin)
Cu, cuivrecuprum, « métal de Chypre »
Sn, étainstannum (latin)
Sb, antimoinestibium (latin)
W, tungstènewolfram (allemand), la seule exception non latine de la liste

Sources, Royal Society of Chemistry, L'Élémentarium, Los Alamos National Laboratory

Le symbole d'un élément n'est pas une abréviation de son nom français. C'est une abréviation de son nom savant, presque toujours latin, choisi à une époque où le latin servait encore de langue commune aux savants européens. Quand le nom français descend directement du latin, tout va bien : le carbone donne C, le calcium Ca. Quand le français a pris un autre chemin, le symbole paraît tomber de nulle part.

On peut classer les pièges en trois familles. Les métaux connus depuis l'Antiquité, d'abord, qui portaient déjà un nom latin bien avant la chimie moderne. Les éléments isolés au XIXe siècle et baptisés différemment selon les pays, ensuite. Et enfin un cas isolé, venu de l'allemand.

Les métaux de l'Antiquité : le latin des Romains

L'or, l'argent, le cuivre, le fer, l'étain et le plomb étaient travaillés bien avant l'Empire romain. Leurs noms latins ont traversé les siècles et se retrouvent tels quels dans les symboles.

Au et Ag : deux métaux précieux, deux mots latins

Pour l'or, la Royal Society of Chemistry le résume en une ligne : le symbole vient du latin aurum, qui désigne l'or. Le français en a gardé un adjectif, aurifère, « qui renferme de l'or ». Pour l'argent, L'Élémentarium rappelle que le nom vient du latin argentum, qui évoque le blanc et le brillant. D'où Ag, et non « Ar », réservé à l'argon.

Fe et Cu : le fer des Romains, le cuivre de Chypre

Le fer se disait ferrum en latin, ce qui donne Fe. Le français l'entend encore dans « ferreux », qui qualifie ce qui contient du fer. Le cuivre a une histoire plus géographique : la Royal Society of Chemistry fait remonter son nom au latin Cyprium aes, le « métal de Chypre ». Le mot s'est contracté en cuprum, d'où Cu, que l'on retrouve dans l'adjectif « cuprique ».

Pb et Sn : les deux pièges du plomb et de l'étain

Le plomb vient du latin plumbum. Le Los Alamos National Laboratory note que l'anglais plumbing, la plomberie, en dérive, parce que les Romains faisaient leurs canalisations en plomb. D'où Pb, et non « Pl ». L'étain, lui, s'écrit Sn, pour stannum, un mot qui désignait d'abord un alliage d'argent et de plomb selon L'Élémentarium. C'est l'un des symboles les plus difficiles à deviner, puisque rien dans « étain » ne contient un S ou un N.

Hg : l'« argent liquide » venu du grec

Le mercure est le seul métal liquide à température ambiante, et son symbole raconte exactement cela. Hg abrège hydrargyrum, forme latine d'un mot grec qui signifie littéralement « argent liquide », comme l'expliquent la Royal Society of Chemistry et le Los Alamos National Laboratory. Le nom français, lui, vient de la planète Mercure. Deux origines distinctes, donc aucune ressemblance entre le nom et le symbole.

C'est la raison pour laquelle la requête « pourquoi Hg pour mercure » revient si souvent : le symbole n'a rien de français, et il n'a même rien de purement latin à l'origine. Il faut passer par le grec pour le comprendre.

K et Na : deux métaux nommés deux fois

Le potassium et le sodium sont un cas à part. Ce ne sont pas des métaux antiques : Humphry Davy les a isolés tous les deux en 1807, par électrolyse, selon la Royal Society of Chemistry. Davy les a nommés en anglais d'après la potash (la potasse) et la soda (la soude). Mais le Suédois Berzelius préférait le nom kalium pour le potassium, en référence à la plante kali, dont vient aussi le mot « alcali », formé de l'article arabe al et de kali.

Pour le sodium, le symbole Na renvoie au natron, un ancien terme désignant un sel de soude, et à sa forme savante natrium. Le français médical a d'ailleurs conservé ces racines : la kaliémie est le taux de potassium dans le plasma sanguin, et la natrémie le taux de sodium. Si vous avez déjà lu une prise de sang, vous connaissiez K et Na sans le savoir.

W : l'exception allemande du tungstène

Le tungstène est le piège ultime des quiz. Son nom vient du suédois tung sten, « pierre lourde », mais son symbole W vient de wolfram, tiré du minerai appelé wolframite. La Royal Society of Chemistry précise que les deux noms, tungstène et wolfram, ont longtemps figuré ensemble dans les recommandations de nomenclature de l'IUPAC, jusqu'à ce que wolfram en soit retiré en 2005. Le symbole W, lui, est resté.

Le Los Alamos National Laboratory rappelle que les frères espagnols Juan José et Fausto Elhuyar ont extrait l'élément de la wolframite en 1783 et l'ont appelé wolfram. Dans la plupart des langues européennes, l'élément 74 porte encore ce nom.

D'où vient la logique des symboles imaginée par Berzelius ?

Quatre étapes vers les symboles actuels

Des signes des planètes aux lettres d'imprimerie : Berzelius a donné à la chimie un alphabet.

Alchimie

L'or figuré par un cercle pointé (le Soleil), l'argent par un croissant de lune.

Dalton, 1808-1810

Des petits cercles ornés d'une marque distinctive, un par élément.

Berzelius, 1814

L'initiale du nom latin, plus une seconde lettre si deux éléments la partagent.

IUPAC, aujourd'hui

L'Union internationale de chimie valide noms et symboles des nouveaux éléments.

Avant le XIXe siècle, chaque chimiste notait les substances à sa façon. Comprendre ce désordre aide à mesurer ce que la réforme de Berzelius a changé, et pourquoi elle tient encore.

Avant Berzelius : planètes, cercles et dessins

Dans un article publié par Chemistry International, le magazine de l'IUPAC, le chimiste Juris Meija rappelle que les sept métaux connus des Anciens étaient associés aux sept « planètes » de l'astrologie. Les alchimistes représentaient l'or par un cercle pointé, symbole du Soleil, l'argent par un croissant de lune et le fer par la lance et le bouclier de Mars. Le Suédois Torbern Bergman et Lavoisier lui-même utilisaient encore ces signes.

L'Anglais John Dalton proposa ensuite, dans A New System of Chemical Philosophy (1808-1810), de représenter chaque élément par un petit cercle portant une marque distinctive. Le système était ingénieux mais pénible à imprimer, et il tomba vite en désuétude.

1814 : des lettres plutôt que des dessins

Le chimiste suédois Jöns Jacob Berzelius (1779-1848) publie en 1814, dans la revue britannique Annals of Philosophy, une série d'articles intitulée Essay on the Cause of Chemical Proportions. La partie consacrée aux signes chimiques paraît dans le volume 3, en 1814 (pages 51 à 62). Sa phrase fondatrice, reproduite par le Le Moyne College : les signes chimiques doivent être des lettres, « pour faciliter l'écriture et ne pas défigurer un livre imprimé ».

La règle tient en trois points, que Berzelius énonce lui-même :

  • prendre l'initiale du nom latin de chaque élément ;
  • pour les métaux qui partagent leur initiale avec un autre élément, écrire les deux premières lettres du mot ;
  • si ces deux premières lettres sont elles aussi communes, ajouter à l'initiale la première consonne qui diffère.

Ses propres exemples parlent d'eux-mêmes : S pour sulphur, Si pour silicium, Sn pour stannum, C pour carbonicum, Co pour cobaltum, Cu pour cuprum. C'est cette troisième règle qui explique Sn : stannum et stibium commencent tous deux par « St », il fallait les départager.

Un système qui a évolué après 1814

Le système de 1814 n'était pas encore celui d'aujourd'hui. Berzelius y notait l'antimoine St (pour stibium), alors que le symbole actuel est Sb. La note éditoriale de Carmen Giunta, qui accompagne le texte au Le Moyne College, relève d'autres différences : dans cet article, le potassium apparaît sous la forme Po et le sodium sous la forme So, avant que K (kalium) et Na (natrium) ne s'imposent. Le mercure y est noté tantôt Hy, tantôt Hg.

Autrement dit, les symboles que vous apprenez aujourd'hui sont le résultat d'un ajustement progressif de la règle de Berzelius, pas d'une décision unique prise en une seule fois. Dalton, lui, jugeait ces lettres « horrifiantes » et « abominables », rapporte Juris Meija. Elles ont pourtant survécu, et sont devenues l'un des rares systèmes de notation compris dans toutes les langues.

Qui décide aujourd'hui des noms et des symboles ?

Depuis la réforme de Berzelius, le tableau s'est rempli. Dmitri Mendeleïev l'a ordonné en 1869, et le tableau compte aujourd'hui 118 éléments, rappelle le CNRS, qui a célébré ses 150 ans en 2019, proclamée Année internationale du tableau périodique. L'attribution d'un nom et d'un symbole à un nouvel élément relève désormais de l'IUPAC : le laboratoire découvreur propose un nom, l'Union l'examine, puis le soumet à cinq mois de consultation publique. C'est ainsi que les noms nihonium, moscovium, tennessine et oganesson ont été approuvés le 28 novembre 2016.

Pour les éléments récents, le symbole suit le nom anglais ou international, sans passer par le latin. Les pièges latins concernent donc surtout les éléments connus depuis longtemps, ceux qui reviennent justement dans les quiz.

Quiz symboles chimiques : 25 questions pour vous tester

Voici le cœur de la page. Les dix premières questions portent sur les symboles qui ne ressemblent pas au nom français, les plus piégeux. Les suivantes mélangent des symboles réguliers et des faux amis, pour vérifier que vous ne confondez pas deux éléments proches. Cliquez sur une question pour révéler la réponse et l'explication.

Partie 1, les symboles qui trompent

Dix symboles qui ne ressemblent pas au nom français

Question 1, argent

Quel est le symbole chimique de l'argent ?

  • Ar
  • Ag
  • Au
  • At

Cliquer pour révéler la réponse

L'argent s'écrit Ag, pour le latin argentum. Ar est l'argon, un gaz noble. Tous les détails dans la fiche sur le symbole chimique de l'argent.

Question 2, or

Quel symbole désigne l'or dans le tableau périodique ?

  • Or
  • Ag
  • Go
  • Au

Cliquer pour révéler la réponse

L'or s'écrit Au, du latin aurum, qu'on retrouve dans « aurifère ». Voir la fiche consacrée au symbole de l'or.

Question 3, mercure

Le symbole Hg correspond à quel élément ?

  • Le mercure
  • L'hélium
  • L'hydrogène
  • Le hafnium

Cliquer pour révéler la réponse

Hg est le mercure, pour hydrargyrum, « argent liquide ». L'hélium est He, le hafnium Hf. L'origine grecque est expliquée dans la fiche sur le symbole du mercure.

Question 4, plomb

Quel est le symbole chimique du plomb ?

  • Pl
  • Po
  • Pb
  • Pt

Cliquer pour révéler la réponse

Le plomb s'écrit Pb, pour plumbum. Po est le polonium, Pt le platine. À relire dans la fiche sur le symbole du plomb.

Question 5, potassium

Quel symbole correspond au potassium ?

  • P
  • K
  • Po
  • Pt

Cliquer pour révéler la réponse

Le potassium s'écrit K, pour kalium. P est le phosphore. Pensez à la « kaliémie » d'une prise de sang. Voir la fiche sur le symbole du potassium.

Question 6, sodium

Quel est le symbole du sodium ?

  • S
  • So
  • Sd
  • Na

Cliquer pour révéler la réponse

Le sodium s'écrit Na, pour natrium, issu du natron. S est le soufre. Tout est expliqué dans la fiche sur le symbole du sodium.

Question 7, fer

Quel est le symbole chimique du fer ?

  • F
  • Fr
  • Fe
  • Ir

Cliquer pour révéler la réponse

Le fer s'écrit Fe, pour ferrum. F est le fluor, Fr le francium, Ir l'iridium. Voir la fiche sur le symbole du fer.

Question 8, cuivre

Quel symbole désigne le cuivre ?

  • Co
  • Cu
  • Cv
  • Cr

Cliquer pour révéler la réponse

Le cuivre s'écrit Cu, pour cuprum, le « métal de Chypre ». Co est le cobalt, Cr le chrome. À retrouver dans la fiche sur le symbole du cuivre.

Question 9, étain

Quel est le symbole chimique de l'étain ?

  • Et
  • St
  • Ti
  • Sn

Cliquer pour révéler la réponse

L'étain s'écrit Sn, pour stannum. Ti est le titane. Le symbole St n'existe plus : Berzelius l'avait d'abord donné à l'antimoine. Voir la fiche sur le symbole de l'étain.

Question 10, azote

L'azote a pour symbole...

  • A
  • Az
  • N
  • At

Cliquer pour révéler la réponse

L'azote s'écrit N, d'après le nom nitrogen, « qui engendre le nitre ». « Azote » est le nom proposé dans la liste de Lavoisier. Voir la fiche sur le symbole de l'azote.

Partie 2, faux amis et lettres doubles

Quinze questions pour ne plus confondre

Question 11, chlore

Quel est le symbole du chlore ?

  • C
  • Ch
  • Cl
  • Co

Cliquer pour révéler la réponse

Le chlore s'écrit Cl. C est déjà pris par le carbone, d'où la seconde lettre. Le nom vient du grec chloros, jaune verdâtre. Voir la fiche sur le symbole du chlore.

Question 12, carbone

Quel symbole correspond au carbone ?

  • C
  • Ca
  • Cb
  • Co

Cliquer pour révéler la réponse

Le carbone s'écrit C, une seule lettre. Ca est le calcium, Co le cobalt. Voir la fiche sur le symbole du carbone.

Question 13, calcium

Quel est le symbole chimique du calcium ?

  • C
  • Cm
  • Cl
  • Ca

Cliquer pour révéler la réponse

Le calcium s'écrit Ca. Cm est le curium. Le calcium fait partie des symboles « réguliers », mais il sert de leurre fréquent. Voir la fiche sur le symbole du calcium.

Question 14, magnésium

Quel symbole désigne le magnésium ?

  • Mn
  • Mg
  • Ma
  • M

Cliquer pour révéler la réponse

Le magnésium s'écrit Mg. Le piège classique est Mn, qui désigne le manganèse. Voir la fiche sur le symbole du magnésium.

Question 15, zinc

Quel est le symbole du zinc ?

  • Z
  • Zi
  • Zn
  • Zr

Cliquer pour révéler la réponse

Le zinc s'écrit Zn. Zr est le zirconium. Aucun élément n'a pour symbole Z seul. Voir la fiche sur le symbole du zinc.

Question 16, silicium

Le symbole Si correspond à...

  • Au soufre
  • Au silicium
  • À l'argent
  • Au sodium

Cliquer pour révéler la réponse

Si est le silicium, exemple cité par Berzelius lui-même. Le soufre est S, l'argent Ag, le sodium Na. Voir la fiche sur le symbole du silicium.

Question 17, soufre

Quel est le symbole chimique du soufre ?

  • S
  • So
  • Sf
  • Su

Cliquer pour révéler la réponse

Le soufre s'écrit S, pour sulphur, autre exemple donné par Berzelius dans son article. Voir la fiche sur le symbole du soufre.

Question 18, phosphore

Quel élément a pour symbole P ?

  • Le potassium
  • Le plomb
  • Le phosphore
  • Le polonium

Cliquer pour révéler la réponse

P est le phosphore. Le potassium est K, le plomb Pb, le polonium Po. Voir la fiche sur le symbole du phosphore.

Question 19, platine

Quel est le symbole du platine ?

  • Pl
  • Pa
  • Pb
  • Pt

Cliquer pour révéler la réponse

Le platine s'écrit Pt. Pa est le protactinium, Pb le plomb. Voir la fiche sur le symbole du platine.

Question 20, nickel

Quel symbole désigne le nickel ?

  • N
  • Ni
  • Nk
  • Nc

Cliquer pour révéler la réponse

Le nickel s'écrit Ni. N seul est l'azote. Voir la fiche sur le symbole du nickel.

Question 21, néon

Quel gaz noble a pour symbole Ne ?

  • L'argon
  • L'hélium
  • Le néon
  • Le krypton

Cliquer pour révéler la réponse

Ne est le néon. L'argon est Ar, l'hélium He, le krypton Kr. Voir la fiche sur le gaz rare de symbole Ne.

Question 22, iode

Quel est le symbole chimique de l'iode ?

  • I
  • Io
  • Id
  • In

Cliquer pour révéler la réponse

L'iode s'écrit I, une seule lettre. In est l'indium. Voir la fiche sur le symbole de l'iode.

Question 23, aluminium

Quel symbole correspond à l'aluminium ?

  • Am
  • A
  • Al
  • Au

Cliquer pour révéler la réponse

L'aluminium s'écrit Al. Am est l'américium, Au l'or. Voir la fiche sur le symbole de l'aluminium.

Question 24, uranium

Quel est le symbole de l'uranium ?

  • Ur
  • U
  • Un
  • Um

Cliquer pour révéler la réponse

L'uranium s'écrit U, une seule lettre. Voir la fiche sur le symbole de l'uranium.

Question 25, synthèse

Quelle est la formule chimique du sel de table ?

  • KCl
  • SoCl
  • NaC
  • NaCl

Cliquer pour révéler la réponse

Le sel de table est le chlorure de sodium, NaCl : Na pour le sodium, Cl pour le chlore. KCl est le chlorure de potassium. Voir la fiche sur la formule du sel de table.

Chaque erreur de ce quiz peut devenir une carte à revoir. L'app vous la repropose juste avant l'oubli, 15 min par jour.

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Comment lire votre score

Sur la première partie, une erreur sur dix est courante : ce sont précisément les symboles que l'intuition française ne peut pas deviner. Si vous avez manqué Sn, Hg ou K, ce n'est pas un manque de logique, c'est un manque de latin. La section suivante vous donne les clés.

Sur la seconde partie, les erreurs viennent presque toujours d'une confusion entre deux éléments dont les noms commencent pareil : Mg et Mn, P et Po, Pb et Pt. Pour celles-là, la bonne méthode n'est pas d'apprendre plus, mais d'apprendre par paires.

Quels pièges reviennent le plus souvent ?

Quatre réflexes qui font perdre des points

À ne pas confondre

Réflexe trompeur

Le symbole reprend les premières lettres du nom français.

Argent commence par « Ar », donc Ar.

Potassium commence par P, donc P ou Po.

Les symboles sont différents selon les langues.

En réalité

Il reprend le nom savant, souvent latin, choisi selon la règle de Berzelius.

Ar est l'argon. L'argent s'écrit Ag, pour argentum.

P est le phosphore, Po le polonium. Le potassium s'écrit K, pour kalium.

Ils sont identiques partout : c'est même tout leur intérêt.

Les erreurs des quiz de symboles chimiques ne sont pas dispersées. Elles se concentrent sur quelques mécanismes qu'il suffit de connaître pour les éviter.

Le piège de l'initiale française

C'est le plus fréquent. On lit « argent », on écrit « Ar ». On lit « étain », on cherche un E. Le cerveau applique une règle qui marche pour la majorité des éléments, et l'applique aussi là où elle ne marche pas. Le remède : mémoriser à part la petite liste des symboles latins, une dizaine au plus, et considérer tous les autres comme réguliers jusqu'à preuve du contraire.

Le piège des voisins alphabétiques

Deuxième famille d'erreurs : les éléments qui partagent leur initiale. La règle de Berzelius impose alors une seconde lettre, et c'est cette seconde lettre qui trompe. Les paires à surveiller :

  • Mg et Mn : magnésium et manganèse ;
  • Pb, Pt, Po et P : plomb, platine, polonium et phosphore ;
  • Co, Cu, Cr et Cl : cobalt, cuivre, chrome et chlore ;
  • Ag, Ar et Au : argent, argon et or ;
  • S, Si, Sn et Sb : soufre, silicium, étain et antimoine.

La dernière ligne reprend presque mot pour mot les exemples choisis par Berzelius pour illustrer sa règle. Ce n'est pas un hasard : c'était déjà, en 1814, la zone de confusion qu'il cherchait à résoudre.

Le piège de la majuscule

Un symbole s'écrit toujours avec une majuscule, suivie le cas échéant d'une minuscule. Écrire « CO » au lieu de « Co » change complètement le sens : Co est le cobalt, un élément, alors que CO est le monoxyde de carbone, une molécule formée de carbone et d'oxygène. Dans un quiz écrit, cette nuance peut coûter le point. Elle est aussi la porte d'entrée vers les formules chimiques, comme celle du dioxyde de carbone ou celle du méthane.

Le piège du nom qui change d'une langue à l'autre

Les noms des éléments changent d'une langue à l'autre, pas leurs symboles. L'anglais dit tungsten, la plupart des langues européennes disent wolfram, le symbole reste W. Juris Meija range d'ailleurs les symboles des éléments parmi les quatre systèmes de notation devenus universels, avec les signes mathématiques, le Système international d'unités et la notation musicale. Apprendre un symbole, c'est donc apprendre une information valable partout.

Comment retenir les symboles des éléments durablement ?

Méthode en quatre étapes

1

Isoler la liste des symboles latins

Ag, Au, Hg, Pb, K, Na, Fe, Cu, Sn, Sb, plus W. Tout le reste suit le nom français ou anglais.

2

Accrocher chaque symbole à un mot français

Aurifère pour Au, ferreux pour Fe, cuprique pour Cu, kaliémie pour K, natrémie pour Na.

3

Apprendre les voisins par paires

Mg et Mn, Pb et Pt, Co et Cu : on retient mieux une différence qu'un élément isolé.

4

Se tester, puis revoir à intervalles croissants

Refaire le quiz le lendemain, puis quelques jours plus tard, en ne reprenant que les erreurs.

Retenir une centaine de symboles par cœur n'a pas de sens pour la culture générale. Ce qui compte, c'est de ne jamais se tromper sur la trentaine qui revient dans les quiz, et de savoir déduire les autres. La méthode ci-dessus est conçue pour cela.

Étape 1 : réduire le problème à une dizaine de symboles

La majorité des symboles se devinent à partir du nom français ou anglais : C, H, O, Ca, Al, Si, Ni, Zn, U, Pt, I. Les véritables pièges tiennent sur une main et demie. En les isolant, vous transformez un tableau de 118 cases en une liste courte, que vous pouvez revoir en moins d'une minute.

Étape 2 : passer par les mots français qui ont gardé le latin

Le français a conservé les racines latines dans des mots du quotidien ou du vocabulaire médical. Le dictionnaire Larousse définit l'adjectif aurifère comme « qui renferme de l'or », ferreux comme « qui contient du fer », cuprique comme ce « qui contient un sel de cuivre ». Il définit la kaliémie comme le taux de potassium dans le plasma sanguin, et la natrémie comme le taux de sodium.

Ces mots servent de pont. Au lieu d'apprendre « potassium = K » comme une association arbitraire, vous apprenez « potassium, comme dans kaliémie ». Le souvenir s'accroche à quelque chose que vous connaissez déjà.

Étape 3 : apprendre par paires de confusion

Une bonne partie des erreurs vient de deux symboles proches. Plutôt que d'apprendre Mg puis Mn séparément, apprenez-les ensemble, en vous demandant à chaque fois lequel est lequel. Ce travail de discrimination est exactement ce que demande un quiz à choix multiples, où les mauvaises réponses sont choisies pour ressembler à la bonne.

Étape 4 : tester, puis revoir au bon moment

Relire une liste donne une impression de maîtrise qui s'évapore vite. Se tester oblige à retrouver l'information, ce qui la consolide. Le principe est développé dans le guide comment mémoriser durablement, qui explique la courbe de l'oubli et l'intérêt des intervalles croissants. Refaites ce quiz demain, puis dans quelques jours, en ne reprenant que les questions manquées.

Le guide culture générale en 15 minutes par jour montre comment intégrer ce type de révision dans une routine courte, sans y consacrer des heures.

Isoler les pièges, c'est fait. Les revoir juste avant de les oublier, c'est ce que fait l'app pour vous, 15 min par jour.

Réviser avec l'app

Pour aller plus loin : les fiches de la grappe chimie

Chaque fiche ci-dessous traite un seul élément ou une seule formule, avec son histoire et ses pièges. Elles sont classées du plus piégeux au plus régulier.

Les symboles hérités du latin

Les éléments au symbole régulier

Les formules et l'histoire du tableau

D'autres quiz pour varier

Si vous voulez sortir de la chimie, le quiz de culture générale difficile propose vingt questions exigeantes, et le QCM de culture générale gratuit couvre tous les domaines. Pour réviser par grands thèmes, la page des 100 questions de culture générale avec réponse reste la plus complète.

Vos questions sur les symboles chimiques

Combien y a-t-il de symboles chimiques à connaître ?

Le tableau périodique compte 118 éléments, donc 118 symboles, comme le rappelle le CNRS. Pour la culture générale, il n'est pas nécessaire de tous les connaître. Une trentaine d'éléments courants reviennent dans la quasi-totalité des quiz, dont une dizaine de symboles hérités du latin qui concentrent l'essentiel des pièges.

Qui a inventé les symboles chimiques actuels ?

Le chimiste suédois Jöns Jacob Berzelius a proposé le système actuel en 1814, dans la revue Annals of Philosophy. Il recommandait de prendre l'initiale du nom latin de chaque élément, puis une seconde lettre lorsque plusieurs éléments partagent la même initiale. Le système a ensuite été ajusté sur plusieurs symboles.

Pourquoi les symboles s'écrivent-ils avec une majuscule puis une minuscule ?

La majuscule marque le début d'un nouveau symbole, la minuscule éventuelle le complète. Cette convention permet de lire sans ambiguïté une formule chimique : Co désigne le cobalt, alors que CO désigne le monoxyde de carbone, composé d'un atome de carbone et d'un atome d'oxygène. Une erreur de casse change donc le sens.

Les symboles chimiques sont-ils les mêmes dans toutes les langues ?

Oui. Les noms des éléments varient d'une langue à l'autre, mais les symboles sont identiques partout. Le chimiste Juris Meija, dans le magazine de l'IUPAC, les range parmi les quatre systèmes de notation devenus universels, avec les signes mathématiques, le Système international d'unités et la notation musicale.

Pourquoi le tungstène a-t-il pour symbole W ?

Le symbole W vient de wolfram, nom tiré du minerai appelé wolframite. Le nom tungstène vient du suédois tung sten, pierre lourde. Les deux noms ont longtemps coexisté dans les recommandations de l'IUPAC, jusqu'au retrait de wolfram en 2005 selon la Royal Society of Chemistry. Le symbole W, lui, est resté.

Qui attribue les noms et les symboles des nouveaux éléments ?

C'est l'Union internationale de chimie pure et appliquée, l'IUPAC. Après validation d'une découverte, le laboratoire concerné propose un nom et un symbole, l'IUPAC les examine puis les soumet à cinq mois de consultation publique. Les éléments 113, 115, 117 et 118 ont ainsi reçu leurs noms définitifs le 28 novembre 2016.

Le potassium et le sodium sont-ils des éléments anciens ?

Non, contrairement à l'or ou au plomb. Humphry Davy a isolé le potassium et le sodium en 1807, par électrolyse, selon la Royal Society of Chemistry. Leurs symboles K et Na viennent des noms kalium et natrium, préférés par Berzelius, et non des noms anglais potassium et sodium choisis par Davy.

Quelle est la meilleure façon de réviser les symboles chimiques ?

Isolez d'abord la dizaine de symboles hérités du latin, accrochez chacun à un mot français qui a gardé la racine, comme kaliémie pour K, puis apprenez les symboles proches par paires. Testez-vous ensuite à intervalles croissants, en ne reprenant que vos erreurs. Quelques minutes par jour suffisent.

Par où commencer après ce quiz ?

Le quiz symboles chimiques paraît redoutable parce qu'il semble demander de retenir 118 combinaisons de lettres. En réalité, il repose sur une règle unique, posée par Berzelius en 1814, et sur une dizaine d'exceptions apparentes qui n'en sont pas : Ag, Au, Hg, Pb, K, Na, Fe, Cu, Sn et Sb suivent la règle à la lettre, simplement appliquée au latin plutôt qu'au français. Le tungstène et son W allemand restent le seul vrai cas à part.

Commencez par les questions que vous avez manquées, ouvrez les fiches correspondantes, et refaites le quiz dans quelques jours. Ce petit cycle, tester puis revoir au bon moment, est ce qui transforme une liste de symboles en réflexe. C'est la logique d'une révision en répétition espacée, quinze minutes par jour.

La promesse

15min/jour

Le temps qu'il faut pour que Ag, Hg, K et Na deviennent des réflexes. La chimie, et douze autres domaines de culture générale, en répétition espacée.

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Sources

  • IUPAC, tableau périodique des éléments et procédure de dénomination des nouveaux éléments, iupac.org
  • Juris Meija, « Symbols of the Elements », Chemistry International, vol. 36, n° 1, 2014, p. 20-21, DOI 10.1515/ci.2014.36.1.20, archive du Conseil national de recherches Canada, publications-cnrc.canada.ca
  • J. J. Berzelius, Essay on the Cause of Chemical Proportions, Annals of Philosophy, 1813-1814, extrait annoté par Carmen Giunta, Le Moyne College, web.lemoyne.edu
  • Royal Society of Chemistry, Periodic Table, mercure (hydrargyrum), periodic-table.rsc.org
  • Royal Society of Chemistry, Periodic Table, or (aurum), periodic-table.rsc.org
  • Royal Society of Chemistry, Periodic Table, potassium (kalium, Davy 1807), periodic-table.rsc.org
  • Royal Society of Chemistry, Periodic Table, sodium (natron, Davy 1807), periodic-table.rsc.org
  • Royal Society of Chemistry, Periodic Table, cuivre (Cyprium aes), periodic-table.rsc.org
  • Royal Society of Chemistry, Periodic Table, tungstène (wolfram, IUPAC 2005), periodic-table.rsc.org
  • Los Alamos National Laboratory, Periodic Table, mercure (hydrargyrum), lanl.gov
  • L'Élémentarium (France Chimie, Société chimique de France), fiche de l'étain (stannum), lelementarium.fr
  • CNRS, « 2019 célèbre le tableau de Mendeleïev », cnrs.fr

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