Aller au contenu
Mémoriser la culture générale

Qui a peint « Le Cri » ?

Art · Expressionnisme · 1893

La réponse

Edvard Munch, peintre norvégien né en 1863 et mort en 1944, a peint Le Cri. La première version date de 1893, réalisée à la tempera et au pastel sur carton. L'œuvre fixe l'angoisse de l'homme moderne et reste l'une des images les plus reconnaissables de toute l'histoire de l'art.


1863–1944
Vie de Munch
5
Versions recensées
120M$
Record de 2012
1893
Première version peinte

La confusion la plus tenace concerne le personnage. Il ne crie pas. Le journal de Munch, daté du 22 janvier 1892, décrit un cri venu de la nature elle-même. La figure se bouche les oreilles pour y échapper. Cette inversion, ignorée de la plupart des reproductions, change la lecture entière du tableau.

Deuxième point mal connu : il n'existe pas un Cri mais cinq. Trois œuvres peintes ou au pastel, une esquisse et une lithographie, échelonnées de 1893 à 1917. Le pastel de 1895 détient encore un record d'enchères, adjugé 119 922 500 dollars en mai 2012.

Ce fait et des centaines d'autres à retenir durablement sur l'app Mémoriser la culture générale.

Edvard Munch, l'auteur du Cri en quelques repères

Fiche d'identité

Edvard Munch

Peintre et graveur norvégien

Naissance12 décembre 1863, Løten
Mort23 janvier 1944, Ekely
MouvementPrécurseur de l'expressionnisme
Œuvre signatureLe Cri, 1893
1700peintures
18 000estampes
Une production immense pour un artiste que l'imaginaire collectif réduit souvent à une seule image. Le Cri n'est que la pointe visible d'une œuvre hantée par la maladie, la mort et l'angoisse.
Photographie en noir et blanc du peintre norvégien Edvard Munch âgé, prise en 1933 par Anders Beer Wilse
Edvard Munch en 1933. Photo Anders Beer Wilse, Wikimedia Commons

Une enfance de deuils

La mort traverse la vie de Munch avant de traverser son œuvre. Sa mère puis sa sœur aînée Sophie succombent à la tuberculose. Une autre sœur passe des décennies internée pour troubles psychiques. Cette accumulation façonne une palette obsessionnelle où Le Cri devient le point culminant.

Une enfance saturée de deuils

La mort traverse la vie de Munch avant de traverser son œuvre. Sa mère meurt de la tuberculose quand il a 5 ans. Sa sœur aînée Sophie succombe à la même maladie alors qu'il en a 13. Une autre sœur, Laura Catherine, souffre de troubles psychiques sévères et passe des décennies internée. Son frère Andreas meurt d'une pneumonie quelques mois après son mariage.

Cette accumulation façonne une palette obsessionnelle : maladie, mort, angoisse. Le Cri n'est pas un accident isolé dans sa production. Il en est le point culminant, la formule la plus condensée d'une inquiétude qui irrigue tout le reste.

Le précurseur d'un mouvement

Munch précède l'expressionnisme allemand qui se structure dans les années 1900. Là où l'impressionnisme français captait la lumière et l'instant, Munch peint l'émotion intérieure : couleurs saturées, lignes ondulantes, visages déformés. Aux côtés de Vincent van Gogh, il ouvre la voie à une peinture qui privilégie le ressenti sur le réel observé.

Le Cri, genèse d'une vision de 1892

De la vision au tableau

Dix ans séparent le souvenir fondateur de la première toile. Munch a longtemps porté cette scène avant de la fixer.

1883
Ciels rouges au-dessus d'Oslo, hiver 1883-1884
1892
Note du journal, 22 janvier, le cri de la nature
1893
Première version peinte, à Kristiania
1910
Dernière version peinte connue

Munch achève la première version peinte du Cri en 1893, à Kristiania, ancien nom d'Oslo. Il a 30 ans. Le tableau appartient à La Frise de la vie, un cycle inachevé d'une vingtaine d'œuvres consacré à l'amour, l'angoisse et la mort. La scène se déroule sur le sentier d'Ekebergveien, qui domine le fjord d'Oslo.

Le souvenir fondateur

L'origine du tableau tient dans une note du journal de Munch, datée du 22 janvier 1892. Il y raconte une promenade au crépuscule avec deux amis, un ciel devenu rouge sang, une fatigue soudaine, et la sensation d'un cri infini traversant la nature. Ce n'est pas une scène inventée pour l'occasion. Munch a porté ce souvenir plusieurs années avant de le fixer sur le carton.

«Je me promenais sur un sentier avec deux amis, le soleil se couchait, tout d'un coup le ciel devint rouge sang. Je m'arrêtai, fatigué, et m'appuyai sur une clôture. Je sentais un cri infini qui passait à travers l'univers et qui déchirait la nature.

Edvard Munch, journal du 22 janvier 1892
Vue panoramique du fjord et de la ville d'Oslo depuis les hauteurs d'Ekeberg, lieu de la scène du Cri
Le fjord d'Oslo depuis Ekeberg. Wikimedia Commons · Wasielgallery · CC BY 3.0

Le décor réel

Le sentier d'Ekebergveien surplombe le fjord d'Oslo. C'est là que Munch situe la scène. Les deux amis mentionnés dans le journal s'éloignent au fond, indifférents, tandis que la figure du premier plan se fige face au ciel embrasé.

Un personnage qui n'est pas celui qui crie

La figure centrale est androgyne, le visage réduit à un masque proche d'un crâne. Contrairement à l'idée reçue, elle ne pousse pas le cri. Elle plaque ses paumes sur ses oreilles pour se protéger d'un son venu de l'extérieur, ce cri de la nature décrit dans le journal. Le titre allemand initial, Der Schrei der Natur, soit Le Cri de la nature, le disait explicitement. La bouche grande ouverte traduit la terreur d'entendre, pas l'acte de crier.

Combien de versions du Cri existe-t-il ?

Les cinq versions du Cri1893 → 1917
DatationTechniqueConservation
1893
La plus célèbre
Tempera et pastel sur carton
91 × 73,5 cm
Musée national de Norvège, Oslo
1893Pastel sur cartonMusée Munch, Oslo
1895
Record 2012
Pastel sur carton, la plus coloréeCollection privée
1895Lithographie, plusieurs épreuvesDiffusée depuis Berlin
1910Tempera sur cartonMusée Munch, Oslo

Le consensus des institutions retient cinq versions, réalisées entre 1893 et 1917. La répartition classique compte deux œuvres en couleur sur carton, un pastel, une esquisse et une lithographie déclinée en plusieurs épreuves. Il n'y a donc pas d'original unique au sens populaire du terme, mais une première version peinte datée avec certitude.

Les œuvres et leurs lieux de conservation

La version de référence, la plus reproduite, est celle de 1893 : tempera et pastel sur carton, 91 sur 73,5 centimètres, conservée au Musée national de Norvège à Oslo, rouvert en 2022 dans un nouveau bâtiment. La même année 1893, Munch réalise un pastel sur carton et une esquisse. Une tempera datée d'environ 1910 rejoint le Musée Munch, déménagé en 2021 dans un édifice de treize étages au bord du fjord. Le pastel de 1895, le plus coloré, reste en collection privée depuis la vente de 2012.

La lithographie qui a diffusé l'icône

La lithographie noir et blanc, gravée à Berlin en 1895, joue un rôle décisif. Parce qu'une pierre lithographique permet de tirer plusieurs exemplaires, elle détache Le Cri d'un objet unique et le transforme en image reproductible à l'infini. Sans elle, l'œuvre n'aurait sans doute jamais saturé la culture visuelle mondiale comme elle l'a fait. Certaines épreuves circulent dans des collections d'art graphique à travers l'Europe.

Pourquoi le ciel du Cri est-il rouge sang ?

Deux lectures qui se complètent

Hypothèse scientifique

Les cendres du Krakatoa

Le volcan indonésien explose le 27 août 1883. Ses cendres colorent en rouge orangé les ciels du monde entier pendant des mois, jusqu'en Norvège. Donald Olson a retrouvé des témoignages d'Oslo de l'hiver 1883-1884.

Hypothèse psychologique

La projection d'une angoisse

Marqué par les deuils et la fragilité mentale familiale, Munch projette sur le paysage un état intérieur. Le rouge sang matérialise une émotion autant qu'un phénomène atmosphérique observé.

Les deux thèses ne s'excluent pas : un souvenir visuel réel servant de déclencheur à une émotion profondément personnelle.

L'hypothèse du Krakatoa

L'angle le plus inattendu vient de l'astrophysique. Donald Olson, professeur à l'université d'État du Texas, relie le ciel décrit par Munch aux suites de l'éruption du Krakatoa. Le 27 août 1883, ce volcan indonésien connaît l'une des explosions les plus violentes jamais documentées. Les cendres projetées à haute altitude colorent en rouge orangé les couchers de soleil du monde entier pendant plusieurs mois, jusqu'en Europe du Nord.

Lithographie d'époque montrant l'éruption du volcan Krakatoa en 1883, panache de fumée et de cendres
Éruption du Krakatoa, lithographie de 1883. Wikimedia Commons

Le déclencheur atmosphérique

L'explosion du Krakatoa projette des cendres à haute altitude. Pendant des mois, les couchers de soleil virent au rouge sur toute la planète. Olson y voit l'origine directe du ciel embrasé mémorisé par Munch, dix ans avant la première toile.

Olson a retrouvé des témoignages norvégiens de l'hiver 1883-1884 décrivant ces ciels exceptionnels au-dessus d'Oslo. La scène mémorisée par Munch daterait de cet hiver, dix ans avant la première version peinte. L'écart temporel entre la vision et le tableau s'expliquerait ainsi.

La projection d'une angoisse intérieure

L'autre lecture ramène le rouge à Munch lui-même. Marqué par les deuils, la maladie mentale familiale et sa propre fragilité, il projette sur le paysage une angoisse qui lui appartient. Le ciel sang n'illustre pas seulement un phénomène atmosphérique : il matérialise un état psychique. Les deux hypothèses se complètent, un souvenir visuel réel servant de déclencheur à une émotion profondément personnelle.

Le vol spectaculaire de 1994

50secondes pour entrer

Galerie nationale d'Oslo, 12 février 1994

Le jour d'ouverture des Jeux olympiques de Lillehammer, deux hommes s'introduisent dans la galerie et emportent la version de 1893 en moins d'une minute. Ils laissent une note narquoise remerciant le musée pour la faiblesse de sa sécurité.

Le tableau est retrouvé intact trois mois plus tard, au terme d'une opération montée avec Scotland Yard.

Une autre version sera de nouveau volée en 2004, puis récupérée.

Le 12 février 1994, jour d'ouverture des Jeux olympiques de Lillehammer, deux hommes entrent dans la Galerie nationale d'Oslo et emportent la version de 1893 en moins d'une minute. Ils laissent une note narquoise remerciant le musée pour la faiblesse de sa sécurité. Le tableau est retrouvé intact trois mois plus tard, au terme d'une opération montée avec l'aide de Scotland Yard. Une autre version sera de nouveau volée au Musée Munch en 2004, puis récupérée.

Le record d'enchères de 2012

119 922 500 $Prix d'adjudication du pastel de 1895, frais compris, chez Sotheby's New York

Date

2 mai 2012Vente Impressionist & Modern

Vendeur

Petter OlsenFils d'un mécène de Munch

Record battu

Picasso, 106,5 M$Précédent sommet aux enchères

Le 2 mai 2012, chez Sotheby's à New York, le pastel de 1895 est mis en vente par l'homme d'affaires norvégien Petter Olsen, dont le père fut un ami et mécène de Munch. Les enchères démarrent autour de 40 millions de dollars et s'emballent.

Contextualisation du record. D'après l'Associated Press (dépêche du 2 mai 2012 sur la vente Sotheby's New York), le pastel de 1895 a été adjugé 119 922 500 dollars, frais compris. Il devenait alors l'œuvre d'art la plus chère jamais vendue aux enchères, dépassant le précédent record détenu par un Picasso de 106,5 millions.

Façade du nouveau bâtiment du Musée national de Norvège à Oslo, inauguré en 2022, qui abrite Le Cri
Le Musée national de Norvège, Oslo, ouvert en 2022. Wikimedia Commons · Premeditated · CC BY-SA 4.0

Où voir l'œuvre

La version de 1893, la plus célèbre, est exposée au Musée national de Norvège, rouvert en 2022 dans un nouveau bâtiment au bord du fjord. Le pastel de 1895 vendu aux enchères, lui, reste invisible du public en collection privée.

L'acheteur, d'abord anonyme, a été identifié par la suite comme le financier américain Leon Black. Ce prix reste l'un des plus élevés jamais atteints pour Munch, même si des ventes privées ultérieures l'ont dépassé pour d'autres artistes.

Une image devenue omniprésente dans la culture pop

Le cas Scream, une confusion tenace

Beaucoup attribuent le masque du film Scream au tableau de Munch. La réalité est plus nuancée.

Idée reçue

Le masque Ghostface de Scream serait un détournement direct du Cri de Munch, repris tel quel par le film de 1996.

Réalité

Le masque a été créé en 1991 par Fun World, avant le film. Sa conception cite les dessins animés de Max Fleischer. Wes Craven l'a découvert par hasard.

Emoji Unicode standard Maman j'ai raté l'avion Squid Game, épisode pilote Personnages animés

Le Cri a quitté le champ strict de l'histoire de l'art. Le visage déformé, paumes sur les oreilles, est devenu un emoji standard de l'Unicode, présent sur des milliards de téléphones. L'affiche du film Maman, j'ai raté l'avion reprend la posture. La silhouette ondulante nourrit l'imaginaire de personnages animés. La série Squid Game y fait référence dès son épisode pilote.

Le cas Scream, une confusion tenace

Beaucoup attribuent directement le masque Ghostface de la saga Scream au tableau de Munch. La réalité est plus nuancée. Le masque a été conçu en 1991 par la société Fun World, spécialisée dans les costumes d'Halloween, avant même le film de 1996. Sa conception cite plutôt les dessins animés de Max Fleischer comme influence. Wes Craven et son équipe l'ont découvert par hasard et l'ont adopté pour Scream. La parenté visuelle avec Le Cri est frappante, mais la filiation n'est pas volontaire.

Le Cri d'Edvard Munch, version de 1893 : figure hurlante aux mains sur les oreilles devant un ciel rouge sang au-dessus du fjord d'Oslo
Le Cri, version de 1893, Edvard Munch. Wikimedia Commons

Ce qu'il faut retenir du peintre du Cri

En synthèse

Le Cri est l'œuvre d'Edvard Munch, précurseur de l'expressionnisme. Une vision de coucher de soleil rouge, portée dix ans, condensée en un chef-d'œuvre où le personnage ne crie pas mais se protège d'un cri venu de la nature.

1893
Première version peinte
5
Versions recensées
120 M$
Record de 2012
1994
Vol resté célèbre

Le Cri est l'œuvre d'Edvard Munch, peintre norvégien précurseur de l'expressionnisme. La première version peinte date de 1893, née d'une vision de coucher de soleil rouge sang que l'artiste a portée près de dix ans. Cinq versions existent, dont le pastel de 1895 vendu près de 120 millions de dollars. Le personnage ne crie pas : il se protège d'un cri venu de la nature. Cette œuvre condense, mieux qu'aucune autre, l'angoisse de l'homme moderne.

Astuce de mémorisation

Munch sonne comme le bruit d'une bouche qui mâche, munch munch en anglais. Or le personnage du Cri a justement la bouche grande ouverte, comme prête à tout avaler. Munch égale bouche ouverte égale Cri. Un peintre dont le nom imite un bruit de bouche a signé la bouche la plus célèbre de l'art moderne.

15 min/jour pour ne plus jamais oublier ce que vous apprenez

L'app applique la science de la mémoire à la culture générale, sans publicité, sans distraction.

Découvrir l'app Mémoriser la culture générale

Questions fréquentes sur Le Cri

Combien de versions du Cri existe-t-il ?

Cinq versions sont recensées par les institutions, réalisées entre 1893 et 1917. On compte généralement la tempera et pastel de 1893 au Musée national de Norvège, un pastel de 1893 et une tempera d'environ 1910 au Musée Munch, le pastel de 1895 en collection privée, ainsi qu'une lithographie gravée à Berlin en 1895. La répartition exacte entre peintures, pastels et esquisse varie légèrement selon les sources, mais le total de cinq fait consensus.

Combien a coûté Le Cri aux enchères ?

Le pastel de 1895 a été adjugé 119 922 500 dollars chez Sotheby's New York le 2 mai 2012, frais compris. Il devenait alors le tableau le plus cher jamais vendu aux enchères, battant le record précédent d'un Picasso à 106,5 millions. Le vendeur était le Norvégien Petter Olsen, l'acheteur le financier américain Leon Black, identifié plus tard.

Pourquoi le ciel du Cri est-il rouge ?

Deux explications coexistent. La scientifique attribue ce rouge aux cendres du Krakatoa, volcan indonésien entré en éruption le 27 août 1883, qui ont coloré les ciels du monde entier pendant des mois. L'astrophysicien Donald Olson a étayé cette thèse avec des archives norvégiennes de l'hiver 1883-1884. La psychologique y voit la projection de l'angoisse personnelle de Munch, marqué par les deuils. Les deux se complètent.

Où voir Le Cri aujourd'hui ?

La version la plus célèbre, celle de 1893, est exposée au Musée national de Norvège à Oslo, rouvert en 2022. Le Musée Munch d'Oslo, installé depuis 2021 dans un bâtiment de treize étages au bord du fjord, conserve un pastel de 1893 et la tempera d'environ 1910. Le pastel de 1895 vendu en 2012 demeure en collection privée et n'est pas visible du public.

Le personnage du Cri est-il celui qui crie ?

Non, et c'est l'erreur la plus répandue. Le journal de Munch précise qu'il a ressenti un cri infini traversant la nature. Le personnage central se bouche les oreilles pour se protéger de ce son extérieur. La bouche ouverte exprime la terreur d'entendre, pas l'acte de crier. Le titre allemand d'origine, Le Cri de la nature, le confirmait déjà.

À quel mouvement appartient Le Cri ?

Le Cri se rattache à l'expressionnisme, dont Munch est un précurseur majeur avec Van Gogh. Formalisé en Allemagne dans les années 1900, ce mouvement privilégie l'expression de l'émotion intérieure sur la représentation fidèle du réel. Couleurs vives, lignes ondulantes et déformation du visage marquent une rupture nette avec l'impressionnisme français.

Qui était Edvard Munch ?

Edvard Munch est un peintre norvégien né le 12 décembre 1863 à Løten et mort le 23 janvier 1944 à Ekely. Précurseur de l'expressionnisme, il laisse plus de 1700 peintures et environ 18 000 estampes. Son enfance marquée par la tuberculose familiale nourrit une œuvre hantée par la mort et l'angoisse. Il a légué l'essentiel de son fonds à la ville d'Oslo à la fin de sa vie.

Le masque de Scream vient-il du Cri ?

Pas directement, malgré la croyance populaire. Le masque Ghostface a été créé en 1991 par la société Fun World, spécialisée dans les costumes d'Halloween, avant le film de 1996. Sa conception cite les dessins animés de Max Fleischer. Wes Craven l'a découvert par hasard et intégré à Scream. La ressemblance avec Le Cri est frappante mais fortuite.

Quelles autres œuvres a peint Munch ?

Munch a peint Madone, Le Baiser, Vampire, Puberté, Mélancolie, La Danse de la vie et L'Enfant malade, souvent considéré comme son premier chef-d'œuvre. Il a aussi produit de nombreux autoportraits saisissants. Comme Léonard de Vinci avec La Joconde, Munch reste dans l'imaginaire collectif attaché à une seule œuvre, alors que sa production dépasse largement Le Cri.

Que représente La Frise de la vie ?

La Frise de la vie est un cycle inachevé d'une vingtaine de tableaux conçu par Munch entre 1893 et 1903. Il organise ses œuvres autour de grands thèmes : l'amour naissant, l'amour fleurissant, l'angoisse et la mort. Le Cri appartient au volet angoisse, aux côtés de Désespoir et Anxiété. Munch rêvait de présenter ces toiles ensemble dans un dispositif d'exposition unifié.

↑ Retour au hub Culture générale

AC

Fiche rédigée par Alan Chevereau, consultant SEO, spécialisé dans les contenus de culture générale vérifiés et sourcés.